Après une dernière visite de la ville et de ses vieilles maisons colorés nous quittons Puerto Varas où nous avons séjourné durant trois jours.
Nous aurons vu cette partie du Chili sous une journée ensoleillée le premier jour avec des points de vue inoubliables sur les cimes enneigées de la Cordillère Andine, mais aussi sous la pluie à Chiloë et depuis ce matin sous les assauts répétés d´un vent violent car une dépression venue du Pacifique sud remonte actuellement le long de la Cordillère.
Il neige abondamment à Buenos Aires en Argentine qui se situe à la même latitude que Santiago.Les conditions météo annoncées à Calama, notre prochaine escale, (située à 2500 km au nord de Chiloë et 1000 km de Santiago), sont de -1 degré la nuit et de 17 degrés le jour.
De l´avis de tous les chiliens rencontrés jusqu` à présent, les températures actuelles seraient plus froides que celles habituelles à cette saison.
Nos premières impressions de cette excursion au sud de Santiago, c´est la marque d´une grande pauvreté. Cependant les habitants subsistent dans les villages les plus reculés grâce au travail de la terre, l´élevage et, sur la côte Pacifique, grâce à la pêche au saumon, l´ostréiculture et plus récemment l´exploitation des algues « Cochayuyo ».
Le tourisme s´est beaucoup développé ces dix dernières années et représente aujourd´hui la deuxième richesse intérieure après les grandes mines à ciel ouvert de minerais de cuivre et d´argent situées dans le nord du pays.
Avec notre départ de Puerto Montt, nous quittons aussi Marcelo, notre premier guide chilien, très agréable, cultivé et parfaitement bilingue. Nous profitons de ce vol pour poursuivre l´écriture de notre carnet de voyage.
Nous quittons la région des lacs, l´archipel de Chiloë et le Pacifique pour découvrir le désert le plus sec au monde, les lacs salés de la Cordillère, avec les sources chaudes et les geysers, les vastes étendues arides jonchées de pierres autour de San Pedro de Atacama.
Ce sera un changement de décor et de températures, changement de mode de vie et de culture aussi.
Durant notre vol retour vers Santiago, nous apprécions de retrouver le soleil et un ciel pur, bleuté, rehaussé par le blanc immaculé d´une mer de nuages flottant entre deux couches d´air : un saut de puce en avion en comparaison de l´amplitude kilométrique entre le nord et le sud du Chili, environ 5500 km !
Au Chili, le transport ferroviaire est peu développé et mal entretenu. A titre de comparaison, et pour se faire une idée plus précise, il faut 27 heures en train pour aller de Santiago à Puerto Montt, distantes de 1000 km l´une de l´autre, 12 h par le bus et 1 h 30 en avion !!!
Durant ce vol, nous avons pu admirer de nouveau la Cordillère, au départ très enneigée, puis très différente car les monts et les sommets nous sont apparus arides et de couleur ocre au fur et à mesure que nous progressions vers le nord.
Arrivés à Calama, avec le soleil couchant, un ciel rouge orangé et un paysage désertique surprenant et à perte de vue.Sommes-nous au Chili ou en Arizona ?
Il faisait 16 degrés en arrivant à 18 h 30 et nos manteaux nous semblent soudain superflus !
La ville de Calama (145 000 habitants) est une immense cité dortoir où résident plus de 2000 ouvriers qui travaillent dans la gigantesque mine à ciel ouvert de Chuquicamata (la plus grande mine au monde !).
Après notre arrivée, un petit tour en ville.
Ici, les habitants sont plus typés (type indien). Le centre ville est assez animé avec de nombreuses petites boutiques et des chiliens installés sur les trottoirs pour vendre soit des avocats, soit des pâtisseries. Dans toutes les rues, on retrouve partout des chiens errants mais bien nourris.
Ce soir, l´attraction était un match de foot entre le Chili et le Portugal dans le cadre de la Coupe du Monde des – de 20 ans. Tous les hommes en particulier étaient regroupés dans les bars, les restos, et même dans la rue devant les écrans de TV.
Nous sommes allés manger dans une petite « gargotte » familiale où les tables sont encore recouvertes d´une toile cirée. La cuisine était simple et bon marché mais bonne.
Demain, découverte de la ville de San Pedro de Atacama.
