lundi 6 août 2007

DERNIERS REGARDS SUR SANTIAGO (06-08-2007)

lundi 6 août 2007

Notre séjour touche à sa fin, nous profitons de notre dernière journée passée à Santiago avant de reprendre l´avion demain mardi en fin de matinée.




Finalement, le temps froid et enneigé sur la Cordillère ne nous aura pas permis de faire notre excursion en raquettes aujourd´hui autour de l´Aconcagua. Nous sommes évidemment un peu décus. Ce sera donc une journée plus tranquille pour nous reposer un peu et retourner dans certains quartiers de la ville que nous avons bien aimés.


Après 5 semaines passées au Chili et en Bolivie, il nous est difficile d´imaginer que demain nous aurons quitté ce continent.

Nous rapportons dans nos bagages des images, des couleurs, des senteurs, des parfums, mais aussi beaucoup de merveilleux souvenirs et des rencontres parfois étonnantes.





Nous serons sûrement en excédent de poids à l´aéroport !!!

LE SANTIAGO AUTHENTIQUE (05-08-2007)

Dimanche 5 août


Le temps s’est refroidi davantage encore dans la nuit.


Il neige sur les montagnes ce qui ne nous permet plus d’envisager notre montée sur l’Aconcagua car le col sera fermé à la frontière.


Nous décidons de retourner dans le centre ville très tôt le matin pour visiter le palais gouvernemental de « la Moneda » (rendu tristement célèbre lors du coup d'Etat de Pinochet en 1973 !) ...





... et assister à la relève de la garde présidentielle.






Ensuite, nous visitons le musée d’art précolombien.

Notre promenade dans le centre ville nous amène dans le quartier des marchés « La Bega ».





Le site est imposant, nous y déambulons entre des étales chargés de produits divers.





Il ne faudrait pas que les services vétérinaires français rôdent dans le coin, ici les règles d’hygiène sont très différentes !!!





Nous prenons un repas dans le marché, installés dans un tout petit restaurant au-dessus des étales.





C’est pittoresque et authentique sur une toile cirée grasse mais les plats sont succulents comme toujours !

A LA DECOUVERTE DE SANTIAGO (04-08-2007)

Samedi 4 août


Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous nous offrons une grasse matinée : lever à 9 h 30 pour nous préparer à aller découvrir le centre ville de Santiago.

Nous débutons notre circuit par le Cerro "Santa Lucia", un ancien palais devenu jardin public et qui offre de belles vues sur le centre de la ville.





Les rues sont emplies de passants dans des môles (magasins géants) regorgeant de clients. Tandis que les rues de Londres et de Paris sont désertées.






Nous atteignons la place d’armes sur laquelle nous profitons d’une parade de groupes péruviens et chiliens. La place est noire de monde.





Les groupes dansent et chantent au rythme de gros tambours, de flûtes, ou de gros cuivres.






Ils rivalisent de costumes colorés ...





... parfois rehaussés de masques et de plumes.







Nous quittons cette fête pour visiter le Musée National d’Histoire du Chili. Une visite essentielle qui nous permet de nous remémorer la chronologie des époques de la construction du Chili depuis l’ère précolombienne jusqu’à nos jours.


Nous finissons la journée dans le quartier de « Bella Vista » cher à Pablo Neruda pour y déguster l’un de nos derniers repas chiliens.

A LA DECOUVERTE DE VALPARAISO (03-08-2007)

Vendredi 3 août


Valparaiso se réveille sous un doux soleil et quelques nuages qui s'attardent mais qui laisseront vite place à un ciel pur.






Nous décidons d’en profiter pour visiter tous les lieux incontournables de la ville.









Nous quittons rapidement le centre ville près du port pour cheminer dans les dédales de ruelles très pentues souvent recouvertes de gros galets.







Les mimosas en fleurs tapissent les pentes des cerros et embaument très fortement. Tout au long de notre parcours, nous sommes attirés par les maisons qui rivalisent de beauté par leurs couleurs.










Certaines sont imposantes et se prolongent par des pilotis au-dessus du vide.





Les murs sont couverts de graffitis et dans certains quartiers on peut admirer des fresques murales réalisées par de grands peintres chiliens.





Notre promenade nous amène à un chemin qui borde le cerro « Belle Vista » et nous permet d’accéder à de larges belvédères ouverts sur la baie.





Nous y avons une vue globale sur l’ensemble du port et nous pouvons apercevoir au loin les plages et les quartiers de « Viña del Mar » la station balnéaire réputée de la côte chilienne.




Nous empruntons quelques ascenseurs pour nous soulager de temps en temps et passer plus rapidement d’un quartier à l’autre. Chaque fois, le charme de ces ascenseurs est un aussi un moment d’appréhension : les cages en bois craquent tanguent comme dans un bateau ivre et le structures (cables, rails, crémaillères) nous laissent chaque fois perplexes sur la solidité des ouvrages.







Une fois arrivés, le charme du trajet et les rues plongeantes sur les bas quartiers effacent toute appréhension.


En fin de journée, nous décidons de gravir à pied les hauteurs du cerro « San Sebastian » pour admirer le coucher de soleil sur la baie.





La nuit est douce.





De retour sur le cerro « Concepción » où nous logions, nous revisitons une galerie d’art tenue par un jeune français installé ici depuis 3 ans. Tous ses produits sont achetés et commercialisés sur le modèle du commerce équitable.

Un dernier achat de souvenirs, puis nous regagnons la gare routière centrale pour rejoindre de nuit Santiago (2 heures de voyage).




Nous finissons par y avoir nos habitudes dans la « casa familiale » de Marilu et Miguel.


Les 4 jours qui nous restent à passer à Santiago seront occupés à la visite de différents musées, le palais gouvernemental « la Moneda » rendu tristement célèbre lors du coup d’état par Pinochet et la mort d’Allende en 1973 au cours de l’assaut final par les militaires putchistes.

Nous espérons toujours pouvoir réaliser en fin de séjour une promenade en raquettes sur les pentes de l’Aconcagua côté argentin.

VALPARAISO (02-08-2007)

Jeudi 2 août

Nous quittons Santiago pour Valparaiso par le bus.

Notre itinéraire nous amène d’abord à « Isla Negra » pour visiter une autre des quatre maisons de Pablo Néruda.





Cette maison située en bord de mer est véritable musée fait de toutes sortes de collections constituées par le poète.




C'est dans cette maison que Pablo Néruda a vécu la plus grande partie de sa vie ; c’est aussi dans cette maison qu’il a écrit la plupart de ses œuvres majeures dont « Chant général ».


Pour parvenir à Isla Negra, nous empruntons une route large et de bonne qualité bordée de cultures de vignes et d’arbres fruitiers. Plus nous approchons de la côte, plus la vallée s’élargit. Le paysage s’aplanit et se couvre de forêts de résineux et d’eucalyptus. Les villas succèdent aux modestes maisons campagnardes sur des propriétés de plus en plus vastes. Ici, plus qu’ailleurs, la côte révèle les ghettos sociaux.

A notre arrivée à Isla Negra, nous visitons la maison du poète.







Celle-ci est très différente de celle de Santiago. Elle contient des collections hétéroclites qui correspondent toutes à une partie de la vie du poète : proues et objets de bateaux, verres colorés, porcelaines, pipes et poupées de différents pays. Par contre, comme la maison de Santiago, celle-ci est disposée en succession de pièces comme dans un bateau qui ont toutes une atmosphère, une intimité particulière : le bureau, la bibliothèque, les différents salons, la cuisine, …



La maison est tournée vers la mer et surplombe une plage.




A la fin de notre visite, nous prenons de nouveau un bus pour rejoindre la ville de Valparaiso située à 40 km.





A notre arrivée, ce qui nous surprend le plus, c’est la multitude de maisons colorées sur les hauteurs de la ville. Plus d’une cinquantaine d’ascenseurs pittoresques (qui ont fait la réputation de la ville) amènent aux différents cerros qui dominent la baie.












Dans le centre ville subsistent quelques maisons ou immeubles coloniaux de style anglais ...




... ou espagnol






Le port est une ville dans la ville où se succèdent sans interruption des camions chargés de containers.

La ville rappelle celle de la Paz par son activité bruyante et ses collines habitées. De vieux bus électrifiés (classés patrimoine mondial) quadrillent le bas de la ville.





Les rues qui permettent d’accéder aux quartiers hauts sont étroites et pentues mais toujours bordées de maisons colorées.



Nous nous attardons sur le belvédère du cerro « Concepción »pour apprécier le coucher du soleil sur le port et la ville.



Puis, nous dînons dans un des plus vieux restaurants : le « Cinzano ».




Ambiance chaleureuse et intimiste, feutrée rehaussée par de la musique et des chansons de tango jouées en live pour accompagner de la cuisine chilienne.