lundi 6 août 2007

ISLA DE PASCUA (28-07-2007)

Samedi 28 juillet
Nous nous levons à 5 h 30 pour rejoindre l’aéroport.
Nous décollons à 8 h 30 pour un vol de 5 heures au-dessus du Pacifique pour rejoindre l’île de Pâques située à 4500 km de Santiago.




Le décalage horaire est de 2 heures avec le continent chilien et donc de 8 heures avec la France !



A notre arrivée sur l’île mythique, un dépaysement d’un tout autre type nous attend : les températures (22 degrés), une île très fleurie sous un régime tropical donc très humide.

L'île est jonchée de bombes volcaniques solidifiées réparties sur toute sa surface. Les forêts tropicales natives ont toutes disparu. Il ne reste que de la lande et quelques hectares d'Eucalytus plantés au centre de l'île.



A l’ aéroport, nous sommes accueillis avec le traditionnel collier de fleurs naturelles.


Tout ici rappelle la Polynésie par les coutumes, l’habillement et le physique des habitants, mais cela rappelle aussi les Caraïbes pour sa végétation tropicale, les paysages volcaniques et les maisons en forme de « carbets ».







Les hibiscus sont magnifiques
et les régimes de bananes
s’offrent à nous tandis que
les palmiers se dressent
fièrement au milieu de massifs odorants.














Nous découvrons à pied
la seule ville de l’île « Hanga Roa »
située à l’ouest
et déjà le premier site de « Moais »
appelé : « Tahai Kote Riku » .






Ces Moais sont des statues de cendre volcanique compactée. Ces colosses de tuf tournent le dos à la mer et sont imposants par leurs dimensions mais aussi d’une beauté très sobre lorsqu'ils laissent encore apparaître des ornements sculptés sur leur dos..





Certains semblent avoir traversé les siècles sans vieillir, d’autres ont subi les outrages des pilleurs ou les assauts du temps. L’un d’entre eux (le seul de l’île) a conservé ses deux yeux en nacre blanc et noir.


Nous allons dans le centre ville pour déguster des plats typiques : curanto, brochettes de porcs et poissons et des crevettes cuites dans une sauce succulente.
Après le dîner, nous allons assister à un spectacle de danses et musiques traditionnelles.

Le spectacle mélange les danses d’inspirations guerrière et amoureuse.



Les hommes ont le corps recouvert de peinture.




Les danses s’enchaînent sur un rythme endiablé.

Après le spectacle, nous allons discuter avec certains musiciens sur leur façon pour eux de perpétuer ainsi ces coutumes ancestrales.






A la question : « Vous sentez-vous plus chilien ou plus Rapa Nui ? », la réponse est immédiate et sans ambiguïté : leur terre est ici, leur culture est proche de celles de la Polynésie, le reste est affaire de colonisations, de traités successifs, de prises de pouvoirs sur l’île habitée la plus isolée au monde en plein océan Pacifique à plus de 4500 km des autres archipels ou du continent sud américain.


Après le spectacle, nous profitons de la luminosité déclinante du coucher de soleil pour admirer une dernière fois ces colosses dont la silhouette se découpe sur l'Océan Pacifique.

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