lundi 23 juillet 2007

SPLENDEURS DU LAC UYUNI (17-07-2007)

Mardi 17 juillet 2007

Après avoir passé une nuit dans des chambres non chauffées, blottis sous plusieurs épaisseurs de couvertures ...



... nous commencons la journée par la visite de l´église du village quí a été reconstruite à l´identique pierre par pierre.





Puis, nous reprenons une piste pour rejoindre le lac salé d´Uyuni situé a 4500 m d´altitude. C´est le plus grand lac salé au monde !

Nous atteignons d´abord le village Rio Grande qui vit de l´exploitation du Borax.




Celui-ci est acheminé par train jusqu´au Chili au port d´Antofagasta pour l´exportation.






Les maisons sont en adobe et recouvertes de charpentes de cactus sur lesquelles sont disposés des fagots d´herbes séchées.





Nous poursuivons notre route en direction du lac.




L´effet est saisissant, les montagnes se reflètent dans l´eau du lac qui fait miroir à perte de vue.



Le bleu du ciel se confond avec le bleu du lac seulement séparés sur la ligne d´horizon par une ligne blanche de sel.




Au loin, le volcan "Tahua " se détache dans ce décor sans fin.




Le 4x4 s´engage sur le lac dans sa partie la plus basse par le sud.

Au début, le véhicule roule sur le miroir que forme l´eau, puis trés vite nous roulons sur une croûte de sel de plus en plus épaisse.







Plus nous avonçons sur le lac, plus la croûte est épaisse et craquelée.




Dans ce décor, nous perdons toute notion de distance avec comme seuls repéres, les chaînes de montagnes qui bordent le lac sur une superficie de 12.000 km carrés.



Ce désert blanc est unique au monde par sa superficie et son altitude. L´exploitation du sel ne se fait que sur les rives du lac.

Aprés 90 km parcourus sur ce lac salé, nous atteignons l´île d´ ” Hincahuasi " située au milieu du lac.






Par le passé, les caravanes de lamas quí transportaient les chargements de denrées d´est en ouest empruntaient le lac avec des protections autour de leurs pattes.
L´île servait de lieu de repos et de refuge pour ces caravanes.
D´origine volcanique, elle est recouverte de cactus “ Corales “ par centaines.


Certains mesurent plusieurs dizaines de métres de hauteur. Le plus ancien est âgé de 1203 années. Ces cactus poussent de 1 cm par an et peuvent vivre plusieurs milliers d´années.



Nous escaladons l´île jusqu´à son sommet pour profiter d´un superbe point de vue à 360 degrés. Du haut de cette île, nous profitons du silence et de la vue dans ce lieu à l´écart de toute civilisation à plus de 100 km à la ronde.


Au déjeuner, nous goûtons la viande de lama pour la première fois.

Avant de repartir, nous nous essayons à faire des photos avec des illusions d´optique sur le lac : résultats étonnants !!!









Nous quittons l´île en direction de l´est pour visiter une entreprise familiale qui exploite le sel.





Mais, auparavant sur notre parcours avant de quitter le lac, nous visitons un hôtel entièrement construit en blocs de sel.







Nous atteignons un dernier village typique “ Colchani “.




Ici, les rares habitants récoltent le sel et le mettent en sachets pour la vente après l'avoir éduit en poudre par des moyens très artisanaux !







Nous décidons d'attendre sur le lac que le soleil décline pour admirer le coucher du soleil sur le lac avant de rejoindre définitivement la ville d´Uyuni.





La luminosité ajoute unique dans ce décor féérique ajoute au charme des couleurs que prennent le lac et les tas de sels.


samedi 21 juillet 2007

DU CHILI A LA BOLIVIE (16-07-2007)

Lundi 16 juillet 2007

Nous quittons San Pedro et le désert d´Atacama pour rejoindre la Bolivie par le col “Cajon Hito” situé à 4500 m d´altitude.
Nous passons les formalités douanières à la sortie de San Pedro située à 48 km de la frontière bolivienne.





Il nous faudra 1 h 30 pour parcourir les 48 km car nous nous élevons de 2300 m dans la Cordillère.

De chaque côté de la piste, subsistent encore des mines antipersonnelles qui datent de la guerre du Pacifique (1879 – 1884) entre la Bolivie, le Pérou, l´Argentine et le Chili.

Encore une fois depuis notre arrivée dans le désert, le ciel est d´un bleu d´une très grande pureté, seuls quelques nuages s´attardent sur les sommets qui bordent la Cordillère.
Le plus étonnant, c'est la faible quantité de neige à cette altitude et en plein hiver, cela est dû à l'influence du désert qui assèche l'humidité en provenance de l'Océan Pacifique.



Hier, nous apercevions des fumerolles au sommet du volcan Saint Pierre toujours en activité.


Au passage de la frontière, nous quittons notre guide chilien "Tote" et nous faisons la connaissance de notre guide bolivien "Justoa".





A la frontière, nous passons au pied du volcan “Ancahonta” situé à 5900 m.
Très rapidement, nous apercevons la neige sur les sommets et sur le sol herbeux appelé “Puna”, une herbe qui pousse en touffe et dont se nourrisssent les Vicunas.





Nous passons un col à 4500 m d´altitude, au carrefour de deux voies d´accès vers
l´Argentine et la Bolivie.
Depuis quelques années, un traité commercial et culturel a été signé entre tous les pays d´Amérique Latine pour déterminer des territoires d´accès à la côte Pacifique à travers le Chili pour les exportations vers les pays d´Asie.
A partir de maintenant, notre voyage se poursuivra à bord d´un 4x4 jusqu`à la ville de Sucre.


Nous atteignons très rapidement un premier lac “el Lago Blanco” situé à 4300 m d´altitude. Sa couleur est dûe à la présence de Borax : un minerai qui sert dans la fabrication de produits pharmaceutiques.





Puis, nous atteignons le second lac : “el Lage Verde” qui doit sa couleur aux rayonnements du soleil sur les algues qui tapissent le fond du lac.
Chaque année, ces deux lacs se réduisent de 10 cm en raison de l´assèchement !



Nous poursuivons notre route dans un décor de montagnes très élevées au milieu d´un désert de cailloux et de sable, loin de toute civilisation.
Nous apercevons quelques oiseaux migrateurs et des mouettes qui viennent se nourrir dans les lacs.




On serait tenté de penser que c´est vraiment “une traversée du désert”, monotone et lassante, mais il n´en est rien, bien au contraire.
Tout au long des 500 km de pistes qui vont nous mener de la frontière à San Christobal, nous traversons des paysages très variés : entre les vastes étendues de cailloux, la végétation rase, les volcans, les oasis, les coulées de lave solidifiées, les roches érodées par l´influence éolienne et qui prennent des formes très sculpturales.
Ce désert est une richesse par ses variétés de paysages et de couleurs.




A la différence du désert chilien d´Atacama, très sec et aride, l´Altiplano bolivien possède de nombreux cours d´eau où la végétation est abondante et où l´on trouve des oiseaux migrateurs, des canards, des mouettes et des échassiers.
Sur tout le plateau, vivent des Vicunas sauvages en troupeaux, des Lamas et des ânes domestiqués, et quelques autruches !



Nous observons quelques villages pittorresques tout au long de notre piste, les maisons sont toutes faites en adobe (mélange de terre et de torchis).



Les habitants vivent de cultures et d´élevages. L´habitat rural est très dispersé. Les femmes lavent le linge dans les cours d´eau et le font sécher sur les buissons.

Après 7 heures de route sur des pistes sinueuses et défoncées, nous atteignons San Christobal situé à 3750 m d´altitude par une route parfaitement rectiligne qui relie le village à la ville d´Antofagasta située sur la côte Pacifique chilienne.




Une grande multinationale a déplacé l´ensemble de l´ancien village de plusieurs dizaines de kilomètres pour pouvoir exploiter une mine d´argent à l´emplacement de l´ancien village qui datait du XVII ème siècle.

vendredi 20 juillet 2007

A LA DECOUVERTE DE LA REGION DE SAN PEDRO DE ATACAMA (15-07-2007)

Dimanche 15 juillet 2007








Lever à 3 h du matin pour aller
observer l´activité des geysers
du “Tatio” sur l´Altiplano
avant le lever du soleil.









Il s´agit du second site d´activité
géothermique sur le continent
américain et c´est le 3ème au monde
après ceux d´Islande.













Le contraste est saisissant
entre la température extérieure
(- 14 degrés) et celle de l´eau
dans les sources chaudes (+ 90 degrés) !
L´eau est en ébullition
dans des excavations de salpêtre.





Nous admirons pendant près de 1 h 30 jusqu´au lever du soleil les montagnes qui rivalisent de couleurs entre elles au travers des vapeurs d´eau.



Les geysers ne s´élèvent pas à plus de 7 à 8 m de hauteur en raison d´un très grande nombre d´excavations ce qui a pour effet de répartir la pression sur une très grande superficie.


Nous poursuivons notre route pour aller visiter un village appelé “Chiuchiu” qui possède la plus ancienne église du Chili.




Ensuite, nous empruntons une piste dans la montagne en passant un col situé à 4500 m d´altitude. Nous apercevons pour la première fois des Vicunas sauvages en troupeaux.




Nous atteignons un village appelé “Caspana” qui est adossé à la montagne au centre d´un oasis.



Les maisons sont en pierres volcaniques et les toits recouverts de paille. On appelle cela la technique du “Pilca”.






Le village dépend de la ville de Calama dont les habitants reviennent périodiquement dans ce village pour une semaine à l´occasion de cérémonies religieuses.




Chaque maison est ornée d´une croix inca pour protéger des mauvais esprits.
Les cérémonies peuvent prendre la forme d´enterrement d´un foetus provenant d´un camélidé à l´emplacement d´une future maison pour y garantir le bonheur.
D´autres fois, ils dansent pour célébrer la mère terre “Pachamama”.


Le village est entouré de cultures en terrasses,
l´école est bien équipée avec des ordinateurs,
des cuisines et des métiers à tisser.
Chaque maison possède un chien
pour la protéger des mauvais sorts.
Dans la rivière Caspana qui borde le village, il n´y avait pas de poissons jusqu´à ce que les américains introduisent la truite dans les années 1960.




Pour finir la tournée, nous empruntons des canyons bordés de cactus avec en point de mire la mine de “Chuquicamata” ...





... pour rejoindre le lac “Incacoya”
dont la légende dit
que ce lac aurait été formé
par les larmes de Coya
abandonnée par son mari.
Coya se serait par la suite tuée
avec son fils dans ce lac.