samedi 21 juillet 2007

DU CHILI A LA BOLIVIE (16-07-2007)

Lundi 16 juillet 2007

Nous quittons San Pedro et le désert d´Atacama pour rejoindre la Bolivie par le col “Cajon Hito” situé à 4500 m d´altitude.
Nous passons les formalités douanières à la sortie de San Pedro située à 48 km de la frontière bolivienne.





Il nous faudra 1 h 30 pour parcourir les 48 km car nous nous élevons de 2300 m dans la Cordillère.

De chaque côté de la piste, subsistent encore des mines antipersonnelles qui datent de la guerre du Pacifique (1879 – 1884) entre la Bolivie, le Pérou, l´Argentine et le Chili.

Encore une fois depuis notre arrivée dans le désert, le ciel est d´un bleu d´une très grande pureté, seuls quelques nuages s´attardent sur les sommets qui bordent la Cordillère.
Le plus étonnant, c'est la faible quantité de neige à cette altitude et en plein hiver, cela est dû à l'influence du désert qui assèche l'humidité en provenance de l'Océan Pacifique.



Hier, nous apercevions des fumerolles au sommet du volcan Saint Pierre toujours en activité.


Au passage de la frontière, nous quittons notre guide chilien "Tote" et nous faisons la connaissance de notre guide bolivien "Justoa".





A la frontière, nous passons au pied du volcan “Ancahonta” situé à 5900 m.
Très rapidement, nous apercevons la neige sur les sommets et sur le sol herbeux appelé “Puna”, une herbe qui pousse en touffe et dont se nourrisssent les Vicunas.





Nous passons un col à 4500 m d´altitude, au carrefour de deux voies d´accès vers
l´Argentine et la Bolivie.
Depuis quelques années, un traité commercial et culturel a été signé entre tous les pays d´Amérique Latine pour déterminer des territoires d´accès à la côte Pacifique à travers le Chili pour les exportations vers les pays d´Asie.
A partir de maintenant, notre voyage se poursuivra à bord d´un 4x4 jusqu`à la ville de Sucre.


Nous atteignons très rapidement un premier lac “el Lago Blanco” situé à 4300 m d´altitude. Sa couleur est dûe à la présence de Borax : un minerai qui sert dans la fabrication de produits pharmaceutiques.





Puis, nous atteignons le second lac : “el Lage Verde” qui doit sa couleur aux rayonnements du soleil sur les algues qui tapissent le fond du lac.
Chaque année, ces deux lacs se réduisent de 10 cm en raison de l´assèchement !



Nous poursuivons notre route dans un décor de montagnes très élevées au milieu d´un désert de cailloux et de sable, loin de toute civilisation.
Nous apercevons quelques oiseaux migrateurs et des mouettes qui viennent se nourrir dans les lacs.




On serait tenté de penser que c´est vraiment “une traversée du désert”, monotone et lassante, mais il n´en est rien, bien au contraire.
Tout au long des 500 km de pistes qui vont nous mener de la frontière à San Christobal, nous traversons des paysages très variés : entre les vastes étendues de cailloux, la végétation rase, les volcans, les oasis, les coulées de lave solidifiées, les roches érodées par l´influence éolienne et qui prennent des formes très sculpturales.
Ce désert est une richesse par ses variétés de paysages et de couleurs.




A la différence du désert chilien d´Atacama, très sec et aride, l´Altiplano bolivien possède de nombreux cours d´eau où la végétation est abondante et où l´on trouve des oiseaux migrateurs, des canards, des mouettes et des échassiers.
Sur tout le plateau, vivent des Vicunas sauvages en troupeaux, des Lamas et des ânes domestiqués, et quelques autruches !



Nous observons quelques villages pittorresques tout au long de notre piste, les maisons sont toutes faites en adobe (mélange de terre et de torchis).



Les habitants vivent de cultures et d´élevages. L´habitat rural est très dispersé. Les femmes lavent le linge dans les cours d´eau et le font sécher sur les buissons.

Après 7 heures de route sur des pistes sinueuses et défoncées, nous atteignons San Christobal situé à 3750 m d´altitude par une route parfaitement rectiligne qui relie le village à la ville d´Antofagasta située sur la côte Pacifique chilienne.




Une grande multinationale a déplacé l´ensemble de l´ancien village de plusieurs dizaines de kilomètres pour pouvoir exploiter une mine d´argent à l´emplacement de l´ancien village qui datait du XVII ème siècle.

vendredi 20 juillet 2007

A LA DECOUVERTE DE LA REGION DE SAN PEDRO DE ATACAMA (15-07-2007)

Dimanche 15 juillet 2007








Lever à 3 h du matin pour aller
observer l´activité des geysers
du “Tatio” sur l´Altiplano
avant le lever du soleil.









Il s´agit du second site d´activité
géothermique sur le continent
américain et c´est le 3ème au monde
après ceux d´Islande.













Le contraste est saisissant
entre la température extérieure
(- 14 degrés) et celle de l´eau
dans les sources chaudes (+ 90 degrés) !
L´eau est en ébullition
dans des excavations de salpêtre.





Nous admirons pendant près de 1 h 30 jusqu´au lever du soleil les montagnes qui rivalisent de couleurs entre elles au travers des vapeurs d´eau.



Les geysers ne s´élèvent pas à plus de 7 à 8 m de hauteur en raison d´un très grande nombre d´excavations ce qui a pour effet de répartir la pression sur une très grande superficie.


Nous poursuivons notre route pour aller visiter un village appelé “Chiuchiu” qui possède la plus ancienne église du Chili.




Ensuite, nous empruntons une piste dans la montagne en passant un col situé à 4500 m d´altitude. Nous apercevons pour la première fois des Vicunas sauvages en troupeaux.




Nous atteignons un village appelé “Caspana” qui est adossé à la montagne au centre d´un oasis.



Les maisons sont en pierres volcaniques et les toits recouverts de paille. On appelle cela la technique du “Pilca”.






Le village dépend de la ville de Calama dont les habitants reviennent périodiquement dans ce village pour une semaine à l´occasion de cérémonies religieuses.




Chaque maison est ornée d´une croix inca pour protéger des mauvais esprits.
Les cérémonies peuvent prendre la forme d´enterrement d´un foetus provenant d´un camélidé à l´emplacement d´une future maison pour y garantir le bonheur.
D´autres fois, ils dansent pour célébrer la mère terre “Pachamama”.


Le village est entouré de cultures en terrasses,
l´école est bien équipée avec des ordinateurs,
des cuisines et des métiers à tisser.
Chaque maison possède un chien
pour la protéger des mauvais sorts.
Dans la rivière Caspana qui borde le village, il n´y avait pas de poissons jusqu´à ce que les américains introduisent la truite dans les années 1960.




Pour finir la tournée, nous empruntons des canyons bordés de cactus avec en point de mire la mine de “Chuquicamata” ...





... pour rejoindre le lac “Incacoya”
dont la légende dit
que ce lac aurait été formé
par les larmes de Coya
abandonnée par son mari.
Coya se serait par la suite tuée
avec son fils dans ce lac.

mercredi 18 juillet 2007

DE SAN PEDRO A LA LAGUNA CHAXAS (14-07-2007)

Samedi 14 juillet


Nous débutons la journée
par une visite de la ville
de San Pedro et de l´artisanat local.
Nous achetons une poterie et un bonnet chilien.

Puis, nous partons en balade à cheval (1 h 30) en direction de la ¨vallée del muerte¨, les canyons, puis les oasis autour du village.



Que du bonheur !!!




Le village de San Pedro est un centre archéologique situé dans une oasis de la Cordillère. Le village capte l´eau dans les nappes phréatiques mais cela reste insuffisant pour les besoins des 120.000 touristes qui fréquentent le site chaque année.


Le village s´oppose à la construction de forages hydrauliques de la mine de lithium. Les villageois mettent un drapeau noir sur leur maison en signe de protestation et des manifestations sont organisées. Nous en profitons pour signer une pétition de soutien à ce mouvement.



San Pedro est aussi l´unique poste frontiére pour passer du Chili en Bolivie ou en Argentine depuis le désert d´Atacama.

Le Chili compte plus de 150 volcans encore en activité (ce qui représente 10 % de l´activité volcanique sur la planète), le plus actif et le plus élevé aussi se situe à 7100 m d´altitude.

Actuellement, il neige à partir de 3500 m d´altitude dans la Cordillère, il y a 20 ans, il neigeait dès 2500 m. Ce changement climatique est révélateur ...

Dans le désert, les chiliens plantent des forêts de tamaris depuis 1960 pour les besoins de charbon de bois.

Les 4 espéces endémiques du Chili sont le poivrier, le Tamaris, l´Acacia et le Chania.

L´eau étant une denrée rare et précieuse, les systèmes d´irrigation fonctionnent par alternance chaque jour entre les différents propriétaires.

Le salar d´Atacama est un immense plateau qui se situait il y a 25.000 ans à l´emplacement d´un lac océanique qui a disparu par évaporation due à l´activité volcanique.

Nous partons à la découverte d´un petit village ¨ Tocanoa ¨ situé á 2105 m d´altitude.
Ce petit village compte 550 habitants et est situé prés d'un canyon qui provient de la Cordillère.
Ce canyon permet l´irrigation des cultures et la pratique de l´élevage (ovins et lamas).

Tout le village est construit avec la roche volcanique à la différence de San Pedro. Depuis 2005, le village est alimenté en électricité à partir de San Pedro grâce à un gazoduc qui provient de l´Argentine et qui sert à alimenter les mines de Lithium.

Ici, comme dans tous les villages chiliens, le Campanile est séparé de l´église car c´est le symbole du male et l´église celui de la femelle. La terre étant le symbole de la fécondité.


Nous poursuivons notre périple par la découverte de la ¨ Laguna Chaxas ¨, une réserve naturelle où se regroupent les flamands roses.


C´est le lac salé le plus grand du Chili,
constitué d´une croute de sodium
par évaporation constante.
C´est aussi le site le plus important
pour la nidification des flamands.






Nous admirons les vols de flamands qui passent tout près de nous. Un spectacle enchanteur.




Nous restons sur le site pour observer le coucher du soleil sur la lagune avec en toile de fond la Cordillère qui prend successivement des teintes rougeatres, rosées, puis enfin blanches.


Ici, tout semble apaisé, pas un bruit ne vient rompre le silence de l´Altiplano chilien.

SAN PEDRO DE ATACAMA (13-07-2007)

Vendredi 13 juillet

Nous quittons Calama pour rejoindre San Pedro de Atacama situé á 100 km plus à l´est au pied de la Cordillère.




Nous empruntons une route rectiligne au milieu du désert qui rappelle les paysages lunaires. De grandes étendues planes à perte de vue sur un plateau situé á 2500 m d´altitude bordé à l´est par la Cordillère andine et à l´est par des collines.
Le sol est rocailleux dans cette partie du désert oú les précipitations annuelles n´excédent pas 105 mm par an.

Nous ne trouvons qu´une seule végétation typique de ce désert, une plante endémique qui pousse en touffe le ¨Cahiynyo¨.


La route emprunte un col situé á 3400 m d´altitude avant de redescendre vers San Pedro situé á 2400 m. Nous apercevons des ¨Guanacos ¨, l´une des deux seules espéces de lamas sauvages.

Ce désert s´est formé suite á la formation de la Cordillére et plus tard d´une chaîne volcanique.
Cette région posséde la plus forte densité de volcans au monde.
Cette activité volcanique a provoqué l´évaporation de l´océan et l´effondrement des couches de minéraux. Les plus lourds comme l´oxyde de cuivre se trouvent à plusieurs centaines de mètres de profondeur.


A la suite de la guerre du Pacifique ente le Chili, le Pérou et la Bolivie entre 1868 et 1873, 32000 petites exploitations privées se sont créées.

A notre arrivée à San Pedro, nous découvrons une ville où les rues sont étroites et disposées en quadrillage à partir de la place centrale.
Tous les murs et les toits sont faits de torchis.


Nous faisons des rencontres étonnantes, un couple de jeunes francais qui fait le tour de l'Amérique Latine à vélo et un cuisinier francais ¨Michel ¨, originaire de Toulouse, qui s´est installé ici depuis 5 ans. Nous décidons de déguster chez lui le fameux ¨ Pisco¨ une boisson locale succulente !

L´après-midi, nous quittons le village pour découvrir la ¨vallée de la luna ¨. Le site est merveilleux, les mélanges de couleurs sont renforcés par un relief très accidenté et balayé par l´érosion éolienne.

Nous découvrons la ¨vallée del muerte ¨appelée ainsi parce que des ossements d´êtres humains en position fœtale y ont été découverts. C´est aussi dans ce site que les ingénieurs de la NASA ont testé les robots qui devaient être envoyés sur Mars car les sites auraient une grande similitude.


Puis, nous rejoignons un lieu réputé pour son panorama et de là nous assistons au coucher du soleil sur le désert et la Cordillère. Les couleurs sont magnifiques sur ces paysages torturés.





Un souvenir inoubliable, féérique dans un profond silence tout près du lieu de construction du prochain plus grand télescope du monde qui sera implanté á 5100 m d´altitude d´ici 2012 !