jeudi 2 août 2007

LE LAC CHUNGARI (25-07-2007)

Mercredi 25 juillet

Nous quittons notre guide Bolivien pour rejoindre en bus la frontière chilienne par le col de « Chungari ».


Il nous faudra 6 heures pour parcourir les 350 km de pistes et de route pour accéder à la frontière chilienne.

Près de Putre, nous nous baignons dans des sources thermales à 40° au site de «Jurasi » connues déjà par les Incas.




Au pied du volcan « Taawaca » ...
... situé dans le parc national « Luca », nous apercevons beaucoup de Vicuñas et des Guanacos ainsi que des Viscuchas (genre de gros lapins sauvages non comestibles).





Dans ce parc naturel, nous arrivons à les approcher à quelques mètres seulement !C’est un moment magique quand on sait combien il est difficile d’approcher des biches en liberté ou des marmottes en montagne.
A cet instant, nous apercevons un aigle royal et près d’un point d’eau : des Ibis noirs, des canards, des « wallatas » sortes d’oies sauvages.


Nous nous arrêtons au village « Parinacota » qui signifie : lagune des flamands.

Nous visitons le village et surtout la petite école dans laquelle étudient 7 enfants de 7 à 12 ans.




Nous faisons la connaissance du personnel de l’école à qui nous remettons des cahiers et des crayons que nous avions apportés dans nos bagages.
Ici, les élèves apprennent dans les deux langues : castillane et Aymarà.




Nous approchons du lac « Chungari » entouré d’un chaos volcanique autour de la lagune « Cotacotani » qui provient des éruptions successives du volcan «Parinacota» qui culmine à 6340 m.


Là aussi, l’épaisseur des neiges éternelles diminue fortement chaque année.










Puis, au coucher du soleil, nous rejoignons la ville de Putre située à 3600 m d’altitude après avoir traversé des gorges et des canyons sur une route très sinueuse et accidentée.


Autour de nous le silence du désert





et au-dessus de nous un ciel étoilé d’une très grande pureté au milieu duquel brille la pleine lune.


DESTINATION ARICA (24-07-2007)

Mardi 24 juillet

Nous quittons à grands regrets « Isla del sol » et le lac Titikaka où nous venons de passer 3 jours.




Nous profitons d’un dernier regard pour emplir nos yeux de ces paysages superbes et tellement reposants.




Nous remplissons un petit sac de sable comme nous le faisons chaque fois que nous sommes sur les bords d'un lac ou du Pacifique pour rapporter ces échantillons au Musée du Sable à notre retour.





Autour de nous les fleurs embaument (genêts, asphodèles, crocus, marguerites, pervenches, géraniums, …) et bien sûr « Kantuta » la fleur nationale de la Bolivie.




Le sentiment d’être isolé du monde développé est ici bien réel, sur cette île au milieu du lac, immergés parmi les habitants indigènes tellement accueillants et souriants.




Nous regagnons la Paz par « Copacabana » en longeant le lac mineur.





Nous traversons de nouveau le détroit mais cette fois-ci à bord d'un bac très rustique et au plancher sommaire !






Puis nous traversons de nouveau l’Altiplano.







Pour enfin arriver à La Paz ...





... en milieu d’après-midi pour y faire les derniers achats de souvenirs Boliviens avant de repasser la frontière chilienne au nord de Arica (haut lieu de visites archéologiques, notamment pour ses pétroglyphes géants.

LA ISLA DEL SOL (23-07-2007)

Lundi 23 juillet

C’est la date de la rentrée scolaire en Bolivie.

La matinée est magnifiquement ensoleillée, le ciel est pur et le lac est calme. Nous embarquons dans un petit bateau pour rejoindre « la Isla del Sol », une île située au milieu du lac.


Les premiers habitants l’appelaient « Titi Khar’Ka » ce qui signifie : rocher du diamant.

Sur cette île, vivent en permanence 2500 habitants. Les Aymarà Boliviens et les Quechua Péruviens considèrent chacun de leur côté que cette île est le berceau de leur civilisation.
Aucun véhicule ne circule sur cette île qui rappelle certaines îles grecques.

Tous les déplacements se font à pied et à cette altitude les efforts se font sentir !


L’île se divise en deux parties : nord et sud. Chacune permet de découvrir de petits villages provenant des deux civilisations.

Une fois sur l’île, nous découvrons une forteresse Inca qui servait de poste de gué face à l’ « Isla de la luna » qui a servi de pénitencier pendant les différentes dictatures boliviennes.





Puis, nous prenons une petite embarcation de pêcheur pour atteindre par le côté sud de l’île un escalier Inca parfaitement conservé qui mène à une fontaine qui servait de lieu de bains.









On dit que l’eau douce qui coule ici proviendrait de nappes souterraines qui passeraient sous le lac depuis la ville de Cusco située au Pérou plus au nord.


Après le déjeuner, nous escaladons à pied le sommet de l’île (un dénivelé de 400 m) pour rejoindre le village.
Tout au long du chemin, nous croisons de nombreux villageois qui mènent leurs troupeaux (cochons, lamas, mulets, moutons) à travers les collines dans les pâturages.


Au sommet de l’île, nous découvrons une vue extraordinaire à 360 degrés sur le lac, les îles, la Cordillère Royale, les monts situés au sud du Pérou.

Les mots ne sont pas assez forts pour décrire ce que nous voyons à ce moment là !
Parfois le silence vaut mieux que tous les mots qui ne seraient en pareille circonstance que des banalités.



Nous décidons d’attendre le coucher du soleil sur le lac. Un moment magique aussi intense que les couchers de soleil sur la vallée de la lune dans le désert d’Atacama au Chili ou sur le salar d’ Uyuni en Bolivie.

Nul n’est besoin de faire ici des comparaisons avec d’autres sites visités en Europe Occidentale. Chaque lieu est ici unique et invite à y revenir un jour.

LE LAC TITIKAKA (22-07-2007)

Dimanche 22 juillet

Au lever, nous admirons le lever de soleil sur le lac endormi et les monts qui se parent de leur couleur orangée. Seuls quelques canards viennent perturber la douce irisation de cette mer intérieure.







Ici, tout appelle à l’apaisement et au ressourcement.










Déjà, des barques légères disparaissent à l’horizon, sans doute des pêcheurs de perche ou de truites …














Nous quittons « Puerto Perez » par bateau en naviguant d’abord sur la partie du lac mineur en territoire bolivien pour rejoindre des petites îles.














La présence de ce lac atteste de l’existence ancienne d’une mer intérieure appelée «el lago Bollivian» qui couvrait alors la majeure partie de l’Altiplano.
Ce lac, long de 230 km et large de 97 km peut atteindre par endroits près de 500 m de profondeur !


Nous croisons des bateaux de pêche avec leur grande vole triangulaire colorée.










Durant notre croisière sur le lac mineur, nous passons un étroit isthme nommé «isthme de Suriki » du nom d’une île.





Dans cette partie du lac mineur, les villages se succèdent sur les rivages nord et sud. Les montagnes arides qui bordent le lac s’élèvent à plus de 4000 m et en arrière-plan, nous pouvons admirer les cimes enneigées de la « Cordillère Royale » qui nous sépare ici de la partie tropicale amazonienne du Brésil.
Sur les flancs des monts, nous apercevons des cultures en terrasses qui datent de – 1500 ans avant J.C., antérieures à l’ère précolombienne.








Cette civilisation appelée : « Aymarà » tire ses origines des pays asiatiques : Tibet, Chine, Mongolie.

Nous accostons sur une île entourée de roseaux « Kalaouta » pour y découvrir un sanctuaire « Aymarà ».









Au cours de notre visite, nous observons sur les flancs de la montagne des villageois munis de tambours qui rabattent un loup pourchassé par leur chien.
Le spectacle est insolite et surprenant dans un paysage grandiose relevé par le bruit assourdissant des tambours.











Puis, nous rejoignons ensuite la petite île de « Pariti » pour visiter un musée de la civilisation « Aymarà ».

Nous sommes émerveillés par ce que nous y voyons : des poteries représentant des animaux (singes, condors, …) ou des têtes de visages humains très réalistes qui sont ornés de détails d’une très grande finesse et d’une très grande précision. Les couleurs des poteries sont restées intactes. Chaque pièce est unique et certaines sont entières !

Toutes ces poteries ont été trouvées en 2005 par une équipe d’archéologues finlandais. Elles étaient toutes enfouies dans un même lieu qui servait de cérémonie sur cette île.
Avant de quitter l’île, nous engageons la conversation avec quelques villageois indigènes.

Puis, nous rejoignons l’île de la lune située près du détroit qui nous permettra de rejoindre par bac la ville de « Copacabana » dans la soirée.

Plus nous approchons du détroit, plus la houle se fait ressentir du fait de la pression exercée par le lac majeur qui se déverse dans le lac mineur par cet étroit goulet de 1 km de large.

Nous empruntons alors une route en corniche qui s’élève à 4200 m d’altitude (400 m au dessus du niveau du lac).


Nous bénéficions de points de vue extraordinaires sur les deux parties du lac et les baies des îles ainsi que sur la « Cordillère Royale » toujours omniprésente dans le paysage.
Les paysages nous rappellent ceux des « cinq terres » dans le sud du golfe de Gênes en Italie.
La route longe la frontière Péruvienne, car 60% du lac « Titikaka » appartient au Pérou.


Nous passons un col à 4250 m, le paysage est torturé par la présence de nombreux volcans. Tous les bords du lac sont habités par des « Communards » des villageois qui vivent en communauté avec leurs propres lois et règles.

Tout au long du parcours qui nous mène vers la ville de « Copacabana », des chiens sont assis sur le bord de la route et attendent qu’on les nourrisse.

Nous arrivons à Copacabana, ville fondée par les derniers Incas sur un plateau au bord du lac, côté est.
Nous découvrons une ville très touristique, réputée pour sa plage donnant sur le lac, mais il est risqué de tenter de se baigner car la température de l’eau ne dépasse jamais les 6°, été comme hiver ! C’est par ailleurs la seule plage publique de Bolivie !

La ville de « Copacabana » est aussi réputée pour son sanctuaire. Tous les jours des centaines de boliviens et Péruviens se rendent devant la cathédrale pour y faire bénir leur voiture et leur famille par le prêtre Jésuite. S’en suivent des rituels indigènes. La religion catholique est omniprésente pour 90 % en Bolivie mais dans chaque lieu sacré les deux types de croyance cohabitent depuis que les espagnols ont christianisé la Bolivie.

Nous décidons de gravir le sommet qui surplombe de 400 m la baie pour admirer le coucher de soleil sur le lac.




Le spectacle est grandiose !!!