mercredi 18 juillet 2007

DE SAN PEDRO A LA LAGUNA CHAXAS (14-07-2007)

Samedi 14 juillet


Nous débutons la journée
par une visite de la ville
de San Pedro et de l´artisanat local.
Nous achetons une poterie et un bonnet chilien.

Puis, nous partons en balade à cheval (1 h 30) en direction de la ¨vallée del muerte¨, les canyons, puis les oasis autour du village.



Que du bonheur !!!




Le village de San Pedro est un centre archéologique situé dans une oasis de la Cordillère. Le village capte l´eau dans les nappes phréatiques mais cela reste insuffisant pour les besoins des 120.000 touristes qui fréquentent le site chaque année.


Le village s´oppose à la construction de forages hydrauliques de la mine de lithium. Les villageois mettent un drapeau noir sur leur maison en signe de protestation et des manifestations sont organisées. Nous en profitons pour signer une pétition de soutien à ce mouvement.



San Pedro est aussi l´unique poste frontiére pour passer du Chili en Bolivie ou en Argentine depuis le désert d´Atacama.

Le Chili compte plus de 150 volcans encore en activité (ce qui représente 10 % de l´activité volcanique sur la planète), le plus actif et le plus élevé aussi se situe à 7100 m d´altitude.

Actuellement, il neige à partir de 3500 m d´altitude dans la Cordillère, il y a 20 ans, il neigeait dès 2500 m. Ce changement climatique est révélateur ...

Dans le désert, les chiliens plantent des forêts de tamaris depuis 1960 pour les besoins de charbon de bois.

Les 4 espéces endémiques du Chili sont le poivrier, le Tamaris, l´Acacia et le Chania.

L´eau étant une denrée rare et précieuse, les systèmes d´irrigation fonctionnent par alternance chaque jour entre les différents propriétaires.

Le salar d´Atacama est un immense plateau qui se situait il y a 25.000 ans à l´emplacement d´un lac océanique qui a disparu par évaporation due à l´activité volcanique.

Nous partons à la découverte d´un petit village ¨ Tocanoa ¨ situé á 2105 m d´altitude.
Ce petit village compte 550 habitants et est situé prés d'un canyon qui provient de la Cordillère.
Ce canyon permet l´irrigation des cultures et la pratique de l´élevage (ovins et lamas).

Tout le village est construit avec la roche volcanique à la différence de San Pedro. Depuis 2005, le village est alimenté en électricité à partir de San Pedro grâce à un gazoduc qui provient de l´Argentine et qui sert à alimenter les mines de Lithium.

Ici, comme dans tous les villages chiliens, le Campanile est séparé de l´église car c´est le symbole du male et l´église celui de la femelle. La terre étant le symbole de la fécondité.


Nous poursuivons notre périple par la découverte de la ¨ Laguna Chaxas ¨, une réserve naturelle où se regroupent les flamands roses.


C´est le lac salé le plus grand du Chili,
constitué d´une croute de sodium
par évaporation constante.
C´est aussi le site le plus important
pour la nidification des flamands.






Nous admirons les vols de flamands qui passent tout près de nous. Un spectacle enchanteur.




Nous restons sur le site pour observer le coucher du soleil sur la lagune avec en toile de fond la Cordillère qui prend successivement des teintes rougeatres, rosées, puis enfin blanches.


Ici, tout semble apaisé, pas un bruit ne vient rompre le silence de l´Altiplano chilien.

SAN PEDRO DE ATACAMA (13-07-2007)

Vendredi 13 juillet

Nous quittons Calama pour rejoindre San Pedro de Atacama situé á 100 km plus à l´est au pied de la Cordillère.




Nous empruntons une route rectiligne au milieu du désert qui rappelle les paysages lunaires. De grandes étendues planes à perte de vue sur un plateau situé á 2500 m d´altitude bordé à l´est par la Cordillère andine et à l´est par des collines.
Le sol est rocailleux dans cette partie du désert oú les précipitations annuelles n´excédent pas 105 mm par an.

Nous ne trouvons qu´une seule végétation typique de ce désert, une plante endémique qui pousse en touffe le ¨Cahiynyo¨.


La route emprunte un col situé á 3400 m d´altitude avant de redescendre vers San Pedro situé á 2400 m. Nous apercevons des ¨Guanacos ¨, l´une des deux seules espéces de lamas sauvages.

Ce désert s´est formé suite á la formation de la Cordillére et plus tard d´une chaîne volcanique.
Cette région posséde la plus forte densité de volcans au monde.
Cette activité volcanique a provoqué l´évaporation de l´océan et l´effondrement des couches de minéraux. Les plus lourds comme l´oxyde de cuivre se trouvent à plusieurs centaines de mètres de profondeur.


A la suite de la guerre du Pacifique ente le Chili, le Pérou et la Bolivie entre 1868 et 1873, 32000 petites exploitations privées se sont créées.

A notre arrivée à San Pedro, nous découvrons une ville où les rues sont étroites et disposées en quadrillage à partir de la place centrale.
Tous les murs et les toits sont faits de torchis.


Nous faisons des rencontres étonnantes, un couple de jeunes francais qui fait le tour de l'Amérique Latine à vélo et un cuisinier francais ¨Michel ¨, originaire de Toulouse, qui s´est installé ici depuis 5 ans. Nous décidons de déguster chez lui le fameux ¨ Pisco¨ une boisson locale succulente !

L´après-midi, nous quittons le village pour découvrir la ¨vallée de la luna ¨. Le site est merveilleux, les mélanges de couleurs sont renforcés par un relief très accidenté et balayé par l´érosion éolienne.

Nous découvrons la ¨vallée del muerte ¨appelée ainsi parce que des ossements d´êtres humains en position fœtale y ont été découverts. C´est aussi dans ce site que les ingénieurs de la NASA ont testé les robots qui devaient être envoyés sur Mars car les sites auraient une grande similitude.


Puis, nous rejoignons un lieu réputé pour son panorama et de là nous assistons au coucher du soleil sur le désert et la Cordillère. Les couleurs sont magnifiques sur ces paysages torturés.





Un souvenir inoubliable, féérique dans un profond silence tout près du lieu de construction du prochain plus grand télescope du monde qui sera implanté á 5100 m d´altitude d´ici 2012 !

vendredi 13 juillet 2007

DE PUERTO VARAS A CALAMA (12-07-2007)

Jeudi 12 juillet 2007


Après une dernière visite de la ville et de ses vieilles maisons colorés nous quittons Puerto Varas où nous avons séjourné durant trois jours.




Nous aurons vu cette partie du Chili sous une journée ensoleillée le premier jour avec des points de vue inoubliables sur les cimes enneigées de la Cordillère Andine, mais aussi sous la pluie à Chiloë et depuis ce matin sous les assauts répétés d´un vent violent car une dépression venue du Pacifique sud remonte actuellement le long de la Cordillère.


Il neige abondamment à Buenos Aires en Argentine qui se situe à la même latitude que Santiago.Les conditions météo annoncées à Calama, notre prochaine escale, (située à 2500 km au nord de Chiloë et 1000 km de Santiago), sont de -1 degré la nuit et de 17 degrés le jour.

De l´avis de tous les chiliens rencontrés jusqu` à présent, les températures actuelles seraient plus froides que celles habituelles à cette saison.

Nos premières impressions de cette excursion au sud de Santiago, c´est la marque d´une grande pauvreté. Cependant les habitants subsistent dans les villages les plus reculés grâce au travail de la terre, l´élevage et, sur la côte Pacifique, grâce à la pêche au saumon, l´ostréiculture et plus récemment l´exploitation des algues « Cochayuyo ».

Le tourisme s´est beaucoup développé ces dix dernières années et représente aujourd´hui la deuxième richesse intérieure après les grandes mines à ciel ouvert de minerais de cuivre et d´argent situées dans le nord du pays.




Avec notre départ de Puerto Montt, nous quittons aussi Marcelo, notre premier guide chilien, très agréable, cultivé et parfaitement bilingue. Nous profitons de ce vol pour poursuivre l´écriture de notre carnet de voyage.




Nous quittons la région des lacs, l´archipel de Chiloë et le Pacifique pour découvrir le désert le plus sec au monde, les lacs salés de la Cordillère, avec les sources chaudes et les geysers, les vastes étendues arides jonchées de pierres autour de San Pedro de Atacama.

Ce sera un changement de décor et de températures, changement de mode de vie et de culture aussi.






Durant notre vol retour vers Santiago, nous apprécions de retrouver le soleil et un ciel pur, bleuté, rehaussé par le blanc immaculé d´une mer de nuages flottant entre deux couches d´air : un saut de puce en avion en comparaison de l´amplitude kilométrique entre le nord et le sud du Chili, environ 5500 km !


Au Chili, le transport ferroviaire est peu développé et mal entretenu. A titre de comparaison, et pour se faire une idée plus précise, il faut 27 heures en train pour aller de Santiago à Puerto Montt, distantes de 1000 km l´une de l´autre, 12 h par le bus et 1 h 30 en avion !!!




Durant ce vol, nous avons pu admirer de nouveau la Cordillère, au départ très enneigée, puis très différente car les monts et les sommets nous sont apparus arides et de couleur ocre au fur et à mesure que nous progressions vers le nord.





Arrivés à Calama, avec le soleil couchant, un ciel rouge orangé et un paysage désertique surprenant et à perte de vue.Sommes-nous au Chili ou en Arizona ?

Il faisait 16 degrés en arrivant à 18 h 30 et nos manteaux nous semblent soudain superflus !






La ville de Calama (145 000 habitants) est une immense cité dortoir où résident plus de 2000 ouvriers qui travaillent dans la gigantesque mine à ciel ouvert de Chuquicamata (la plus grande mine au monde !).

Après notre arrivée, un petit tour en ville.


Ici, les habitants sont plus typés (type indien). Le centre ville est assez animé avec de nombreuses petites boutiques et des chiliens installés sur les trottoirs pour vendre soit des avocats, soit des pâtisseries. Dans toutes les rues, on retrouve partout des chiens errants mais bien nourris.


Ce soir, l´attraction était un match de foot entre le Chili et le Portugal dans le cadre de la Coupe du Monde des – de 20 ans. Tous les hommes en particulier étaient regroupés dans les bars, les restos, et même dans la rue devant les écrans de TV.


Nous sommes allés manger dans une petite « gargotte » familiale où les tables sont encore recouvertes d´une toile cirée. La cuisine était simple et bon marché mais bonne.





Demain, découverte de la ville de San Pedro de Atacama.


jeudi 12 juillet 2007

ARCHIPEL DE CHILOE (11-07-2007)

jeudi 11 juillet

Cette quatrième journée a été consacrée à la découverte de l´archipel de Chiloë.




Nous somme partis en car sur la Panaméricaine que nous avons quittée après 60 km de route. Là, nous avons découvert des paysages très différents au fur et à mesure que nous nous éloignions de la Cordillère andine et que nous nous approchions de la Cordillère de la côte pacifique.

A cet endroit (qui est l´un des trois lieux qui coupent la route Panaméricaine entre l´Alaska et Punta Arenas dans le sud argentin (les deux autres étant situés sur le canal de Panama et au nord de la Colombie) toute la forêt native a été détruite et reboisée par des essences d´arbres qui poussent très vite : eucalyptus d´Australie et pins.






Dès que nous quittions les routes secondaires, nous empruntions des pistes tracées dans la terre noire. De chaque côté de le route, le paysage se transforme au fur et à mesure que l´on progresse vers le Pacifique : le sous-sol terreux est très peu profond et ne permet pas le développement d´une végétation riche et diversifiée.

Nous avons fait des rencontres étonnantes : des boeufs tirant des charrettes en bois (le choc des civilisations !!) dans cette campagne qui est constituée de collines plus ou moins élevés (paysage très verdoyant, bocage, marais).





Dans cette région qui s´est formée par effondrement ce qui a permis à l´Océan Pacifique de recouvrir les parties basses de la Cordillère de la côte, on trouve le "Canelo", arbre sacré des indiens Mapuches. Cet arbre a la particularité de posséder un côté de la feuille très argenté ce qui permet aux indiens de connaître la direction du vent en observant son feuillage

Pour atteindre l´archipel, nous avons dû emprunter un Bac pour traverser le canal de Chacao large de 3,5 km qui sépare le continent de l´archipel de Chiloë qui s´étend du nord au sud sur 200 km.

Chiloë est l´île principale de l´archipel qui comporte 40 petites îles situées sur la côte est vers la mer intérieure, protégée des vents dominants.

Ici, l´influence des "Jésuites" reste très marquée, on compte pas moins de 80 églises dont 16 sont inscrites au patrimoine de l´Humanité par l´UNESCO.




En 1960, a eu lieu un gigantesque tremblement de terre dans cette région dû au glissement des deux plaques tectoniques : la plaque océanique et la plaque continentale.

En 24 heures, la plaque continentale s´est enfoncée de 2 m (au lieu des 10 cm habituels mesurés chaque année) la plaque océanique !! Le tremblement de terre a été d´une amplitude de 9,5 et s´en est suivi un Tsunami qui a recouvert de nombreuses petites îles.
Le paysage en a été complètement changé. Toutes les villes côtières de l´archipel ont été détruites puis reconstruites.




Sur l´archipel, les villages sont pauvres et subsistent grâce à l´élevage (vaches et moutons) et la culture de la pomme de terre. Dans cette région qui compte 200 jours de pluie par an, les maisons sont toutes en bois d´ "alerce" disposé en écailles peintes de différentes couleurs pour rompre avec cette grisaille dominante. Les maisons sont toutes construites sur des pilotis pour s´isoler de l´humidité.

C´est aussi dans cette région que l´on trouve l´"Araucaria" l´arbre des indiens araucanos souvent célébrés dans les poèmes de Pablo Néruda



La colonisation de l´archipel par les espagnols s´est faite dans cette région sans guerres, ni violences Elle a permis de développer le commerce du bois en direction de l´Europe à partir du port de Valparaiso.Chiloë est le dernier territoire qui a été cédé par les espagnols pour être rattaché au Chili en 1826, indépendance en 1818.

En 1813, les colons espagnols qui avaient débuté leur colonisation par le nord en descendant vers le sud jjusau´à Santiago puis Chiloë ont fait construire une goëlette dans le but de rejoindre le détroit de Magellan. C´est depuis cette époque que le territoire Chilien s´est étendu jusque dans cette partie de l´extrême sud du continent.




Demain, jeudi 12 juillet, nous reprenons l´avion en fin de matinée pour rejoindre Santiago puis Calama situé aux portes du désert de Atacama à 2500 km plus au nord de Chiloë !!!


Changement de climat, changement de paysages et de températures entre le jour et la nuit.

De là, nous allons débuter un périple de 15 jours qui nous amènera dans la Cordillère vers les sommets les plus hauts, le sud-ouest Bolivien et le Lac Titicaca puis la Paz avant de revenir vers Santiago.

LAGO TODOS LOS SANTOS (10-07-2007)

mercredi 10 juillet

Aujourd´hui, les températures étaient acceptables : - 4 degrés à Santiago et + 4 degrés là où nous étions 1500 km plus au sud !

Nous sommes allés excursionner dans la Cordillère et la région des lacs en contournant le volcan Orsono qui culmine sur le plateau à 2750 m ! A cette période de l´année, il est tout enneigé. Le spectacle est grandiose ...

Après une promenade en bus de 1 h dans les pistes volcaniques, nous avons atteint un petit port d`où nous avons pris un bateau de croisière pour traverser le lac naturel le plus grand de la région : "el Lago de todos los Santos" en direction du sud.




Après une traversée de 1 h 45 pour rejoindre l´extrémité sud du lac, nous avons visité un petit village qui semble coupé du reste du monde. C´est aussi un des 5 lieux de passage dans la Cordillère entre le Chili et l´Argentine. Une piste donc très empreintée.
Nous sommes montés à pied jusqu´à une cascade.




Demain, nous allons sur l´archipel de Chiloë qui est coupé du continent par une mer intérieure du Pacifique.

Nous devrions terminer la journée en dînant dans un petit restaurant typique où l´on ne mange que du poisson frit sur le port de Puerto Montt.





MERVEILLEUSE CORDILLERE (9-07-2007)

Mardi 9 juillet



Dur, dur, il faut s habituer au clavier "qwerty" ici sur le continent americain !

Avec cette deuxieme journée a vraiment commence le dépaysement !

La journée a commence sous un magnifique soleil sur Santiago, apres un vol de 1000 km vers le sud (direction l archipel de Chiloë), nous avons survole la Cordillere des Andes qui nous a offert des vues magnifiques sur les cimes enneigees avec un ciel d une tres grande purete. Les contrastes sont saisissants entre les plateaux arides qui bordent la Cordillère et les monts si proches et si élevés a la fois !

Ici, les sommets rivalisent de beauté. La Cordillere, si étroite sur une carte, apparaît infinie vue d avion. De temps a autre des lacs d altitude offrent des taches bleutees dans l´immensité blanche et torturee d un paysage sans fin. Cette vue est si apaisante et si depaysante a la fois.

La Cordillerre déploie ses voiles blancs comme une dentelle nuptiale à l´infini. Seuls des cônes volcaniques émergent de temps a autre sur le plateau. Les lacs s enchainent entre deux pitons enneiges. La descente sur Puerto Montt situe au nord de l archipel nous a fait decouvrir le Pacifique pour la premiere fois et la region des lacs qui sont bordes de champs a perte de vue.

Puerto Montt nous a accueilli sous les nuages et n´a pas failli a sa reputation de ville la plus humide du Chili avec une temperature au sol de 1 degre !

Ici, les villages de pêcheurs très colorés alternent avec des cultures et des champs d´élevage de bovins et d´ovins dans une vaste plaine alluviale.

A notre arrivee à l´aéroport, nous avons fait la connaissance de notre guide Marcelo qui nous accompagnera durant tout notre sejour sur l´archipel. Nous résidons a Puerto Varas un joli petit village de pêcheurs (appele aussi "la Cite des roses") face au lac Llanquihue et au volcan Osorno qui culmine a 2800 metres et dont la forme parfaitement conique est si caractéristique.

Cette après-midi, nous sommes alles visiter Puerto Montt, une ville qui ne vit que par son vaste port de pêche d´où partent les gros navires de croisière pour le grand sud. Nous avons visité le marche aux poissons ... un vrai régal pour les yeux.



Puerto Montt est fait d´habitations de toutes les couleurs qui rappellent les images des villages de Norvège avec les lacs et les monts enneiges en fond de décor.

Demain, nous partons découvrir la region des lacs dans la Cordillere autour du volcan Orsono dans l´un des parcs naturels de la region. Nous ferons une croisiere sur le lac "Lago Todos Los Santos".
Apres-demain nous irons excursionner sur l´archipel de Chiloë.


ARRIVEE A SANTIAGO (8-07-2007)

lundi 8 juillet







¡Hola todos!

Ca y est, nous sommes passés du rêve à la réalité !




Après un vol sans encombre de 14 heures ce qui correspond au vol international le plus long sans escale !!! (décollage de Roissy hier soir, à 23 h 35) nous avons atterri à l’aéroport de Santiago à 7 h 33 (13 h 33, heure de Paris).
Cap sur Santiago de Compostella, puis cap sur le Brésil. Ensuite survol du Brésil et de l’Argentine en longeant la Cordillère.
Nous avons eu la chance d’assister au lever de soleil sur la Cordillère des Andes avant la descente sur Santiago ! Magnifique …

Nous avons retrouvé à l’aéroport notre petite « Zaza » devenue un vrai petit bout de femme qui parle l’espagnol avec une aisance digne d’une interprète !

Maintenant que la famille est de nouveau réunie (à trois) le séjour va pouvoir vraiment commencer dès demain matin.

Aujourd’hui, nous prenons le temps de nous reposer du voyage et découvrir un petit bout de la ville : le quartier des affaires et celui où réside et travaillait Elsa pour Amnesty International.
Un premier aperçu qui ne nous a pas encore vraiment dépaysé car la ville est très européannisée par ses structures et son mode de circulation. Ici ou là subsiste encore de belles demeures de l’époque coloniale.



Demain matin nous reprenons un vol direction le sud du Chili : les îles Chiloé situées sur le 40 ème parallèle sud.
Il devrait y faire plus froid encore et un climat très humide, océanique.
Nous y séjournerons 4 jours avant de remonter vers le nord en repassant par Santiago direction San Pedro de Atacama et les zones désertiques du nord.

Le Chili est vraiment le pays des extrêmes par excellence : paysages, climats, mode social, …). Les habitants de Santiago sont très accueillants et nous avons pu admirer la Cordillère enneigée qui est à une cinquantaine de kilomètres seulement de la ville en direction de l’est.

Les hivers à Santiago sont assez doux, les températures sont proches des nôtres en Vendée, climat océanique. Nous devrions connaître les extrêmes au nord du Chili et en Bolivie entre le jour et la nuit à très haute altitude !

Premier repas en famille ce soir avant une nuit que l’on espère réparatrice.

Nous vous joignons quelques photos prises dans le « parque de la esculturas » sous un doux soleil d’hiver (14 degrés cette après-midi).
Ici, le dimanche, la ville est calme presque endormie, l’été les familles vont sur la côte à Valparaiso ou Vina del Mar à 100 Km de Santiago ; l’hiver qui dure d’avril à septembre les gens restent dans les habitations. Il y a peu d’animations le soir. La nuit tombe vite à cette saison (vers 17 h 30).

Qué bien es estar de vacaciones !